La planification budgétaire annuelle : doublement importante en processus de transfert

Dans cet article, découvrez l'importance d'une planification budgétaire annuelle lors d'un processus de transfert.
planification budgetaire annuelle

Une entreprise établie détient une structure financière, un marché connu, un roulement. Quand arrive le transfert, c’est le choc ! Les finances se font secouer et doivent être décortiquées, ordonnées, analysées.

D’où l’importance d’une planification budgétaire annuelle serrée que beaucoup de cédants et repreneurs ont tendance à négliger.

Article écrit avec les conseils de Steeve Vachon, associé et fiscaliste chez Raymond Chabot Grant Thornton.

Côté cédant

Tout d’abord, le cédant, selon ses besoins financiers de départ, met une pression financière sur l’entreprise. Au moment de vendre, soit il aura rapidement besoin de liquidité, soit, il préférera plutôt être payé sur une longue période. Aura-t-on besoin d’un solde de prix de vente ? L’entreprise doit donc synchroniser sa capacité financière avec les besoins de liquidité du cédant. Cela semble simple, mais concrètement, ce nouveau passif au bilan financier de l’entreprise a un effet sur sa performance.

À lire : Transfert d’entreprise : les pièges à éviter pour le cédant

Côté relève

Du côté du repreneur, les nouvelles idées, les changements qu’ils souhaitent apporter se traduisent souvent en dépenses. L’exercice prévisionnel sert à voir la faisabilité des projets du repreneur autant qu’à rassurer le cédant que ses besoins financiers soient garantis sans nuire à la pérennité de l’entreprise.

Avant le rachat, des prévisions financières précises aident les institutions à accorder l’emprunt. Le banquier doit savoir quels sont les projets des repreneurs à court, mais aussi, moyen-terme. La banque fera le montage financier avec la capacité financière et une vision qui ira idéalement jusqu’à 3-4 ans, voire 5 ans. Plus il aura de détails sur les finances, plus il aura confiance en l’entreprise.

Dans les petites entreprises, une erreur commune est de ne pas bien évaluer les liquidités (le budget de caisse), compte tenu du fait qu’il faille payer le cédant.

Un autre manquement fréquent dans l’exercice de planification budgétaire est que les projets des repreneurs ne soient pas intégrés, chiffrés. Parfois, le repreneur n’ose pas déclarer ces projets; il ne veut pas effrayer le cédant ou se dit simplement qu’il pourra les monnayer une fois que le transfert sera complété. Il a tort ! Il faut traduire toutes ses idées en chiffres. Envisager le développement d’un nouveau service/produit, l’achat d’équipement : tous les scénarios doivent être considérés. Il faut mettre à plat toutes les hypothèses et leur impact sur la santé financière de l’organisation. Cela permettra de mieux choisir la façon d’orienter l’entreprise.

Pour bien le faire, n’hésitez pas à faire appel à des professionnels qualifiés qui ont l’habitude d’accompagner des cédants et des repreneurs dans leur montage financier. C’est le secret d’une entreprise en santé.

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