Parcours d’une repreneure avec Jacinthe Larivière

Le Centre de transfert d’entreprise du Québec s’est entretenu avec Jacinthe Larivière, heureuse propriétaire de Jackie J. Fashion Inspiration depuis mars 2018. Dans cette entrevue, elle nous témoigne de son vécu lors de l’achat de son entreprise.

Le Centre de transfert d’entreprise du Québec s’est entretenu avec Jacinthe Larivière, heureuse propriétaire de Jackie J. Fashion Inspiration depuis mars 2018. Dans cette entrevue, elle nous témoigne de son vécu lors de l’achat de son entreprise.

  • Tout d’abord, présentez-nous brièvement votre entreprise.

Jackie J. Fashion Inspiration est une entreprise pancanadienne spécialisée dans la vente en gros de bijoux de mode. Nous collaborons avec plusieurs marchés, dont celui du textile, de la décoration et de l’esthétique. L’entreprise existe depuis une vingtaine d’années et compte aujourd’hui 4 employés et un chiffre d’affaires de 600 000 $.

  • Pourquoi avoir pris le virage du repreneuriat ? Quels ont été les éléments déclencheurs ?

J’ai été intrapreneure pendant plusieurs années, et ce, dans différents milieux. Mon père aussi a été un entrepreneur toute sa vie. Donc quelque part, j’ai toujours eu cette fibre entrepreneuriale et un beau jour je me suis simplement jeté à l’eau ! Même à 53 ans, tout est encore possible !

  • Quel type de reprise avez-vous fait ?

J’ai fait une reprise externe.

  • Quelle a été votre première démarche ?

Ma première démarche a été de faire des recherches pour savoir comment trouver une entreprise à vendre dans le domaine de l’alimentation, car j’avais une belle expertise dans ce domaine-là. Au début, je voulais œuvrer dans l’exportation de l’alimentation.

  • Vers quels organismes ou personnes vous êtes-vous tourné en premier ?

J’ai communiqué d’abord avec Info entrepreneurs qui m’a par la suite référé le CTEQ.

  • Racontez-nous brièvement comment s’est passée la cohabitation entre vous et le cédant.

Dans mon cas, la cohabitation a été un peu décevante parce que je pensais au début que c’était la fondatrice qui avait développé la « business » ainsi que la relation avec les grands clients de l’entreprise. À mon grand étonnement, j’ai découvert qu’elle n’avait jamais fait de développement d’affaires mis à part les foires auxquelles elle participait. Elle n’avait donc pas l’expertise que je pouvais aller chercher pour faire avancer l’entreprise. J’ai dû tout bâtir toute seule. J’ai dû réinventer la « business ».

  • Quels ont été vos principaux défis ? Comment les avez-vous surmontés ?

Les ventes communiquées par le cédant ont été loin d’être réalistes. Par conséquent, la première année fut une année très difficile.  

  • Selon vous, quels sont les avantages à reprendre une entreprise ?

Le fait d’avoir une structure logistique et des fournisseurs déjà en place. Je dirais que l’achat justifie grandement cette partie-là. Je fais affaire avec d’excellents fournisseurs, avec des prix excellents et une qualité de bijoux vraiment magnifique. C’est vraiment une petite mine d’or ! Tout ce que j’ai eu à faire a été de trouver une bonne stratégie de développement d’affaires.

  • Quelles sont les qualités et les compétences à avoir en tant que repreneur d’entreprise ?

Lorsqu’on achète une entreprise, il faut avoir une certaine expérience et une expertise dans le domaine dans lequel on achète. Il faut avoir certains acquis ou du moins avoir quelqu’un qui s’y connait bien à côté de soi pour nous aider au quotidien. De plus, il est très important d’avoir une confiance en soi et une très grande résilience.

  • Si vous retourniez en arrière, que feriez-vous autrement ?

Dans un premier temps, je me ferai accompagner dès le départ par quelqu’un qui s’y connait en acquisition d’entreprise. Parce qu’au début, je m’étais lancée dans cette aventure toute seule et je me suis vite rendu compte que c’était un combat de David contre Goliath. J’ai demandé de l’aide par la suite quand j’étais déjà en cours de processus. Deuxièmement, je pense que j’imposerais plus mon rythme au cédant plutôt que de suivre le sien. J’aurais ralenti les négociations et probablement payé moins cher le prix de vente.

  • Avez-vous commencé à préparer votre propre plan de relève ?

Cette partie, c’est vraiment ma plus belle surprise de toute cette histoire. Ma fille qui travaillait complètement dans un autre domaine d’activité et qui n’a jamais été intéressée par les affaires a fait le grand saut. Elle a quitté son emploi et m’a rejoint au sein de l’entreprise. Nous travaillons ensemble. Je la forme et elle montre beaucoup d’intérêt pour prendre la relève.

  • Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui se lance aujourd’hui dans un projet repreneurial ?

Je dirais à la personne d’avoir confiance en elle, car la confiance amène à l’écoute de soi. Je lui dirais aussi de s’entourer dès le début de personnes compétentes qui s’y connaissent dans le processus de transfert d’entreprise, car c’est un processus qui est émotivement assez important et épuisant.

Pour toutes questions, n’hésitez pas à communiquer avec nous.

Centre de transfert d’entreprise du Québec
514-393-9779, poste 1000
info@ctequebec.com
www.ctequebec.com

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