Repreneurs : À quoi vous attendre lors d’une première rencontre avec un conseiller du CTEQ

Première rencontre avec un conseiller en transfert d'entreprise

La recherche et la reprise d’une entreprise à vendre peuvent durer plusieurs années. Afin de bien planifier les étapes de ce long processus, une rencontre avec un conseiller du CTEQ s’avère l’option la plus prometteuse. À quoi vous attendre lors de la première rencontre ? C’est ce que nous allons décortiquer avec vous dans cet article.

Sachez cependant que selon le conseiller de votre région, les étapes et questions peuvent varier, car chaque accompagnement est unique.

Tout commence par une première rencontre… en virtuel, pandémie oblige !

Comme lors de toute rencontre du genre, votre conseiller va débuter en vous présentant l’organisation : sa mission, sa vision, son fonctionnement, son déploiement provincial, etc.

Un des éléments importants lors de ce rendez-vous est la présentation des produits et services offerts par le CTEQ. C’est une première étape cruciale pour vous orienter vers une offre adaptée à vos besoins. Chaque situation est différente. Votre conseiller vous présentera alors les outils à votre disposition :

– Les formations offertes

– Les événements et conférences à venir

– Notre blogue

– Nos capsules informatives

Mais surtout, ce dernier vous présentera notre populaire plateforme de maillage nommé l’INDEX. Il s’agit du répertoire repreneurial le plus complet au Québec. Cette plateforme vous permettra de cibler des entreprises à vendre qui correspondent à vos désirs, mais également de vous afficher auprès de propriétaires-dirigeants à la recherche d’une relève.

Sachez tout de même que l’affichage à l’INDEX se fait de façon confidentielle. C’est au moment où un maillage devient concret que les deux parties auront plus d’informations les uns sur les autres. De plus, le cas échéant, une entente de confidentialité sera signée afin de maintenir confidentiels les futurs échanges.

Maintenant, établissons votre profil de repreneur

Pour mieux vous guider dans vos démarches, votre conseiller aura inévitablement besoin d’en savoir plus sur vous :

– Avez-vous déjà entamé des démarches à ce jour ?

– Quel est votre niveau de connaissance du processus de transfert d’entreprise ?

– Quelles sont vos motivations ?

– Vous recherchez une entreprise qui œuvre dans quel secteur d’activité et quels sont ceux à éviter ?

– Dans quelle région du Québec recherchez-vous une entreprise ?

– Dans un horizon de combien de temps désirez-vous acquérir une entreprise ?

– Avez-vous des partenaires (famille, conjoint.e, amis, etc.) ?

– Avez-vous établi le montant disponible pour une mise de fonds ?

– Avez-vous des besoins de formation additionnelle ?

Il ne s’agit là que de quelques exemples des sujets qui seront abordés. À noter que ces réponses pourront également servir à bonifier votre profil de repreneur et préciser votre projet d’acquisition au sein de l’INDEX.

Pourquoi opter pour un conseiller du CTEQ ?

La promesse CTEQ c’est un accompagnement confidentiel, professionnel, humain et à très faible coût. C’est un accompagnement à travers tout le processus de transfert ou uniquement des interventions plus pointues à certaines étapes pour une plus grande autonomie, si tel est votre désir.

De plus, nos conseillers sauront vous diriger vers des professionnels fiables qui sont appelés à intervenir dans le processus de transfert : experts-comptables, avocats, notaires, fiscalistes, planificateurs financiers, courtiers en assurance, psychologues, etc.

Au terme de cette rencontre d’environ une heure, vous serez informé des étapes à venir en fonction de votre situation. Retenez que leur but est de maximiser les chances de réussite de votre projet de transfert et, ainsi, contribuer à la mission numéro 1 du CTEQ : la pérennité des entreprises québécoises !

N’hésitez plus et entamez vos démarches avec nous !

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Webinaire : Transfert familial : les enjeux fiscaux

L’iniquité créée par la politique fiscale sur l’exonération cumulative du gain en capital entre les transferts familiaux et externes est connue dans le milieu du transfert d’entreprise.

Dans le cadre de ce webinaire, les conclusions d’une nouvelle étude sur le sujet ont été partagées. L’étude quantifie les potentiels impacts de cette iniquité fiscale sur les entreprises et met en lumière l’envergure de la problématique et certains de ses effets négatifs sur le dynamisme repreneurial des PME québécoises et canadiennes.

Pour toutes questions, n’hésitez pas à communiquer avec nous!

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Portrait d’une entreprise à vendre en région : Transport Gélinas

L’histoire de l’entreprise en bref

Transport Gélinas, fondée en 1979, est une entreprise spécialisée dans le transport routier général et hors-norme. C’est en 2003 que l’entreprise a vécu son premier transfert d’entreprise, aux mains d’Yvan Bellemare, Josée Bergeron et deux autres actionnaires. Depuis 2018, M. Bellemare, président, et Mme Bergeron, secrétaire, sont désormais les deux seuls actionnaires de l’entreprise.

Au moment de l’acquisition en 2003, Transport Gélinas ne comptait que quatre camions, trois remorques et trois employés. Aujourd’hui, leur flotte est passée à douze camions, vingt remorques, ainsi que douze employés !

Une offre de service diversifiée

L’entreprise dispose tant de camions spécialisés que réguliers pour desservir sa clientèle diverse. Elle a des contrats avec les différents paliers de gouvernement, avec d’importantes compagnies minières, ainsi que des clients dans les secteurs de la foresterie et de l’agriculture. Elle offre également de la location de conteneurs et du transport de bois l’hiver. Le territoire couvert par l’équipe de Transport Gélinas est vaste : l’Ouest canadien, l’Ontario et le Québec, incluant des régions éloignées dans le nord.

Ils transportent des matières premières, des déchets et également de l’approvisionnement de produits dans le cas des mines situées dans les zones éloignées. Surtout, Transport Gélinas offre un service clé en main. Chaque demande constitue un projet à livrer de A à Z. Leur longue expérience leur permet de bien conseiller leurs clients et de leur offrir un accompagnement pour chacune des étapes.

Des compétiteurs… complémentaires !

C’est avec beaucoup de fierté que les propriétaires actuels de Transport Gélinas peuvent compter sur un travail d’équipe avec les autres entreprises de transport sur le territoire. « On s’allie avec les autres. On a chacun nos créneaux et nos forces. On travaille avec nos compétiteurs de façon complémentaire », explique M. Bellemare. Cela leur a permis de traverser des périodes difficiles. M. Bellemare croit qu’il s’agit d’une valeur bien ancrée parmi les entrepreneurs de deuxième génération, comme lui. « Ceux qui ont créé leur entreprise pensaient autrement. À mon avis, cette stratégie de partenariat est un gage de succès. », poursuit-il.

Des clients satisfaits et fidèles

Cette philosophie leur permet de bien servir leur clientèle et explique pourquoi elle est si fidèle. La majorité de leurs clients font appel à leurs services depuis plus de 10 ans, voire 20 ans. « Lorsqu’un client appelle, on s’assure de bien comprendre le besoin. Si c’est mon compétiteur qui est mieux équipé pour y répondre, je le lui référerai. Je sais qu’on me rendra la pareille éventuellement », témoigne le président avec confiance.

Une équipe dévouée

La douzaine d’employés que compte le transporteur est pour la majeure partie au sein de l’entreprise depuis environ 15 ans. Quelques nouveaux employés ont également été embauchés au cours des dernières années. Il s’agit d’un climat familial où on peut ressentir une belle chimie et une ambiance chaleureuse.

Le futur de Transport Gélinas : pourquoi s’y intéresser comme repreneur ?

Les possibilités de développement sont très intéressantes pour cette entreprise ayant fêté ses 41 ans cette année. En effet, M. Bellemare continue de soumissionner une grande diversité de projets sur le territoire québécois et dans d’autres régions du Canada, comme les Maritimes. Il croit aussi fermement qu’il y a un avenir à exploiter dans les domaines liés aux biens et matériaux à valeur ajoutée en matière environnementale, entre autres à l’égard du transport de composantes de biomasse dans lequel Transport Gélinas a développé une spécialité.

Le numéro de la fiche INDEX de Transport Gélinas est le : 12840

Vous vous intéressez à cette entreprise en tant que repreneur(e) potentiel(le) ? Contactez-nous !

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Pourquoi la prochaine décennie sera celle du repreneuriat?

Avec la participation de Marc Duhamel, professeur agrégé d’économique au Département de finance et d’économique et chercheur régulier à l’Institut de recherche sur les PME de l’Université du Québec à Trois-Rivières

La pandémie de la COVID-19 de 2020 marquera-t-elle le début d’une nouvelle décade résolument tournée vers le dynamisme et la vitalité de l’écosystème entRepreneurial québécois?

S’il n’en tient qu’aux toutes dernières données de l’Enquête canadienne sur la situation des entreprises de Statistique Canada d’août 2020, la réponse est indéniablement, Oui!

Ces données sont intéressantes puisqu’elles permettent de mettre à jour les plus récentes estimations des intentions de transfert d’entreprises au Québec (et ailleurs au Canada). On se rappellera que l’étude quantitative du CTEQ intitulée « Portrait du repreneuriat de PME au Québec en 2017 » publiée lors du Sommet international du repreneuriat de 2019 dénombrait des moyennes annualisées d’intentions de transferts de PME d’environ 7 000 au Québec et de 25 000 au Canada en 2017.

Globalement, en se basant sur le décompte des entreprises avec employés des économies québécoise et canadienne de Statistique Canada qui constitue la population visée par l’Enquête, il apparaît maintenant qu’au moins 5,6 % des entreprises avec au moins un employé au Québec (toutes industries confondues excluant les administrations publiques) qui affirment avoir l’intention de transférer l’entreprise d’ici 2022, et ce, peu importe la taille de l’entreprise. Cela représente presque 15 000 entreprises au Québec et un total de 50 000 entreprises partout au Canada qui seraient (déjà) en mode transfert en 2020 et 2021.

Bref, on passe du simple au double entre 2017 et 2020.

Qu’est-ce qui peut expliquer cet engouement vertigineux pour le repreneuriat, tant au Québec qu’au Canada en 2020 ?

Est-ce qu’il s’explique par un épuisement subit de nos entrepreneurs poussés à bout de souffle par la pandémie de la COVID-19 ? Ou bien, y aurait-il une vague de fond qui fera de la prochaine décade le « moment de vérité » pour les pouvoirs publics, les universitaires et les intervenants des milieux d’affaires, où l’on reconnaitra pleinement l’importance du repreneuriat pour la vitalité des écosystèmes entRepreneriaux?

La réponse à ces deux questions est : les deux, et ce pour trois raisons.

Premièrement, on ne peut négliger les effets dévastateurs que peut avoir la gestion de la pandémie de la COVID-19 sur la santé mentale et physique de nos entrepreneurs à moyen et à long terme.

Une étude toute récente d’Étienne St-Jean (UQTR) et de Mariepier Tremblay (ULaval) montre que presque quatre entrepreneurs sur dix étaient épuisés professionnellement, en juillet 2020 seulement ! Bien que l’échantillon n’est pas statistiquement représentatif de la population et que plusieurs entrepreneurs y ont trouvé leur compte pendant la pandémie, force est de constater que la deuxième vague de la pandémie en pousse plusieurs rendus « à bout de souffle » d’envisager « L’après inc. » selon Marie-Josée Drapeau (UQAC) et ses collaboratrices. 

Deuxièmement, la vague tant annoncée et attendue du vieillissement de nos entrepreneurs se poursuit et prend de l’ampleur au Québec.

Selon les dernières prévisions démographiques de l’Institut de la statistique du Québec, 2022 marquera pour la première fois l’histoire du Québec où la population âgée de 65 ans et plus dépassera celle des jeunes de moins de 20 ans. Sans le repreneuriat, le Québec pourrait répéter l’expérience du Japon où le vieillissement des chefs d’entreprises a mené à une baisse de 21 % du nombre total de PME en 15 ans seulement (1999-2014). Si cette expérience se répétait au Québec, ceci représenterait la fermeture d’environ 50 000 entreprises au Québec. On a peine à imaginer les conséquences potentiellement désastreuses de ces fermetures pour la vitalité des écosystèmes entrepreneuriaux en région.

Finalement, malgré tout le soutien que reçoivent les « start-ups » des pouvoirs publics depuis des années, la réalité est que ce type d’activité entrepreneuriale est de moins en moins important comparativement aux transferts, fusions et acquisitions d’entreprises. 

Plusieurs études soulignent un long déclin du dynamisme entrepreneurial des économies développées qui remonte au début des années 1980 et qui s’est accéléré au XXIe siècle dans certains cas. Les économies québécoise et canadienne ne font pas exception à ce long déclin décennal des entrées de « start-ups » et des fermetures d’entreprises improductives.

Une étude de Statistique Canada (2014) montre que le taux d’entrée des entreprises a chuté de 24,5 % à 13,1 % au Canada pendant que le taux de sortie est passé de 16,5 % à 11,6 % pendant la période de 30 ans allant de 1983-1984 à 2011-2012. Comme le montrent les figures 1 et 2 ci-dessous, cette baisse graduelle de la dynamique entrepreneuriale des PME s’est poursuivie depuis, tant au Québec qu’au Canada.

taux d'entrée des entreprises
taux de sortie des entreprises

En 2018, le taux d’entrée des entreprises était de 10,8 % au Québec et de 12,7 % au Canada. Les taux de sorties d’entreprises étaient respectivement de 9,8 % et 11,4 % au Québec et au Canada.

Pour ces trois raisons, il est fort à parier que la prochaine décade appartiendra aux cédants et aux repreneurs d’entreprises, tant au Québec qu’ailleurs au Canada.

Mais que savons-nous des causes et des effets de cet engouement pour le repreneuriat? Malheureusement, bien peu.

Avec presque 15 000 entreprises au Québec qui se déclarent prêtes à céder l’entreprise au cours de la prochaine année, le maintien de la vitalité de l’écosystème entRepreneurial québécois devient une priorité stratégique si le Québec et le Canada ne souhaitent pas répéter l’expérience japonaise.

Bien que la recherche soit encore largement déficiente sur les causes du déclin décennal du dynamisme des écosystèmes entrepreneuriaux et des impacts économiques du repreneuriat, certains suggèrent que le développement des technologies d’information et la globalisation des échanges a tout simplement modifié profondément les modèles d’affaires. L’arrivée des grandes bannières internationales telles que Wal-Mart, Costco, Bureau en gros et Ikea dans le secteur du commerce au détail favorise également le développement de chaînes nationales comme Décathlon en France et Simons au Québec et ailleurs au Canada.

Ces grandes chaînes sont effectivement plus productives et plus stables que les petits commerçants de proximité. Mais quels sont les impacts économiques à court et long termes de ces nouveaux modèles d’affaires plus pérennes?

Lorsqu’ils se diffusent dans des secteurs innovants comme le pharmaceutique et les hautes technologies, certains craignent que cette concentration de pouvoir de marché puisse inhiber la prise de risque entrepreneuriale, l’innovation et la diffusion des connaissances qui favorisent le progrès technologique, la croissance économique et la vitalité des écosystèmes entRepreneuriaux.

Un nombre grandissant de décideurs publics souhaitent favoriser l’inoculation de l’écosystème entRepreneurial québécois d’une nouvelle génération de repreneurs prêts à relever les défis d’un Québec inc. 2.0 pérenne. Compte tenu des résultats obtenus depuis 40 ans d’un soutien sans précédent à la création et au développement des « start-ups », il sera important d’appuyer ces efforts par des recherches qui permettront d’en assurer un meilleur rendement pour la vitalité des écosystèmes entRepreneuriaux. 

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Rapport d’évaluation d’entreprise : combien ça coûte?

Dans le cadre de cette capsule, le Centre de transfert d’entreprise du Québec accueille Sylvain Caron, directeur, service-conseil et évaluation chez FBL pour parler du rapport d’évaluation d’entreprise. Les questions suivantes seront abordées :

– À quoi peut-on s’attendre comme service de la part d’un évaluateur d’entreprises?

– Sur quoi se base l’évaluateur d’entreprise pour estimer une valeur marchande?

– Combien est-ce que ça coûte?

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Vendre une entreprise touristique les enjeux et les possibilités

vendre une entreprise touristique

Dans cette capsule, notre conseillère en transfert d’entreprise pour le secteur touristique, Nathalie Boudreau ainsi que Marie-Josée Blanchet, co-leader de la pratique Tourisme, Culture et Loisirs chez Raymond Chabot Grant Thornton (RCGT) s’entretiennent sur les enjeux et les possibilités présents dans le secteur touristique au Québec.

Vous retrouverez dans cette capsule :

– Des statistiques sur les entreprises du secteur touristique qui n’ont pas de plan de transfert.

– Les enjeux liés à cette industrie, mais aussi quelques solutions pour en minimiser les risques.

– Quelques conseils avisés pour aider les propriétaires-dirigeants à mieux se préparer au transfert de leur entreprise.

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Webinaire : Transfert familial du Centre de convalescence Pie XII

Webinaire : Transfert familial du Centre de convalescence Pie XII

Le 10 novembre dernier, le Centre de transfert d’entreprise du Québec a accueilli la cédante et le repreneur du Centre de convalescence Pie XII pour partager leur histoire repreneuriale.

C’est en 2018 que la fondatrice, Diane Forbes a transmis le centre à son fils Jimmy Talbot, formé en comptabilité et en soins infirmiers. L’entreprise célébrait tout juste ses 20 ans en 2019 et a le privilège d’être menée par un jeune dynamique, et surtout connu et apprécié des résidents.  

 

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La coopérative de solidarité comme option repreneuriale

Avec la participation d’Evan Murray, directeur régional de la Coopérative de développement régional du Québec (CDRQ) dans Lanaudière et d’Annie Larouche-Ouellet et Carole Tremblay codirectrices de la coopérative de solidarité Vie & Cie l’Épicerie d’Aujourd’hui.

Depuis quelques années, et particulièrement depuis le début de la crise sanitaire, on entend de plus en plus parler de reprise collective ou de coopérative dans le domaine de l’entrepreneuriat. Mais qu’est-ce que c’est concrètement ? Evan Murray, directeur régional de la CDRQ dans Lanaudière, décrit cette option comme « Un projet qui passe d’entre les mains d’une ou de très peu de personnes vers celles d’un grand nombre de personnes, qu’ils soient travailleurs, clients ou fournisseurs selon le modèle pertinent ». Dans quel but ? « Avoir une entreprise qui leur ressemble, qui leur profite et qui est souvent à proximité de leur lieu de résidence pour y favoriser l’ancrage local », poursuit-il.

Prenons le cas de la coopérative de solidarité Vie & Cie l’Épicerie d’Aujourd’hui

Cette épicerie qui était à l’origine une société en nom collectif (S.E.N.C) a été démarrée par Annie Larouche-Ouellet et Carole Tremblay en 2017 et est devenue depuis janvier 2020 une coopérative de solidarité grâce entre autres à l’appui et aux conseils de la CDRQ. Pour les copropriétaires, le but derrière ce changement était de se créer un emploi de rêve. « Nous avions le désir de responsabiliser nos employés et ainsi répartir le fardeau de la gestion ». Cette nouvelle répartition des tâches permettait aux deux entrepreneures de se concentrer sur des projets qu’elles chérissaient depuis un bon moment, soit le développement de nouveaux départements, dont une boulangerie, un bistro prêt-à-emporter et une crèmerie.

La création d’une coopérative de solidarité a également créé un sentiment d’appartenance envers Vie & Cie l’Épicerie d’Aujourd’hui, autant pour les consommateurs que pour les membres travailleurs. Cette option permettait par le fait même de pallier le manque de main-d’œuvre dans la région « Quand tu payes 5000$ pour aller travailler, c’est parce que quelque part tu as envie de t’engager, de rester et de t’investir », rajoute Mme Larouche-Ouellet.

Pour réaliser la transition, en plus de l’aide de la CDRQ, les deux entrepreneures ont profité des services du Centre de transfert d’entreprise du Québec (CTEQ) qui les a guidés dans la transition vers leur nouveau modèle d’affaires. « Le CTEQ nous a aidés dans l’obtention de subventions pour combler certains frais, dont les frais de notaire. En plus de cette aide, nous avons reçu du soutien et des conseils tout au long du processus ».

Au-delà des avantages, quels sont les défis ?

« Le principal défi dans une reprise collective est d’aligner les visions et les moyens pour atteindre ses objectifs », indique d’emblée M. Murray. « Légalement, une coopérative compte entre 3 et 15 administrateurs. Tout le monde doit bien connaître son rôle et ses responsabilités », rajoute-t-il.

Pour Annie Larouche-Ouellet et Carole Tremblay de Vie & Cie l’Épicerie d’Aujourd’hui, le principal défi réside plutôt dans l’accès au financement. « Les coopératives sont malheureusement trop peu connues des bailleurs de fonds », déplorent-elles.

Lorsqu’on leur demande les qualités et compétences nécessaires pour relever ces défis, les principales intéressées indiquent, sans hésiter « Il est primordial d’avoir de la ténacité, de la persévérance, mais surtout, un grand sens de l’écoute et une capacité d’adaptation développée ».

Et l’avenir de la reprise collective dans tout ça…

« Il y a quelques années, c’était anecdotique », indique M. Murray. « Aujourd’hui, de plus en plus de projets rayonnent, l’intérêt est en hausse. L’avenir de la reprise collective est prometteur puisqu’il répond à plusieurs enjeux. On sent d’ailleurs que le gouvernement encourage de plus en plus ce modèle ».

Vous hésitez toujours à faire le saut ? Vous désirez en savoir plus ? Consultez les professionnels du milieu pour obtenir plus de détails sur cette option repreneuriale.

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Portrait d’une entreprise à vendre : Épicerie Dépanneur Co-Thé

Cet article a été rédigé dans le cadre d’une série dont l’objectif est de mettre en lumière de belles entreprises du Québec qui sont actuellement à la recherche d’une relève.

L’Épicerie Dépanneur Co-Thé, située dans le Bas-Saint-Laurent, a été fondée en 1967 (anciennement l’épicerie André Rioux) et reprise en 1984 par Pierre-Alain Côté et sa conjointe Marjolaine Théberge. Propriétaires depuis 36 ans, ils ont su transformer ce lieu qui n’était à l’origine qu’un petit dépanneur de quartier en une véritable institution incontournable au sein de la municipalité de Saint-Fabien.

Une croissance rapide et des projets sans fin

Après l’acquisition de ce dépanneur en 1984, M. Côté et Mme Théberge se sont donné pour mission d’offrir les services complets d’une épicerie dans leur dépanneur. En 1985, ils ajoutent les services d’une boucherie à l’entreprise. En 1986, ils se lancent dans la préparation de prêt-à-manger qui représente aujourd’hui la force majeure de leur épicerie. Au fil du temps, ils intègrent les services de Loto-Québec, une boulangerie, puis une fromagerie offrant, entre autres, les produits de la Fromagerie des Basques qui sont très appréciés dans la région. Entre 1989 et 2000, ils ont été également dépositaires de la SAQ. Un service de traiteur pour les fêtes et les évènements spéciaux a également été en opération pendant plusieurs années. Ce service était très populaire auprès de la clientèle, mais faute de temps, les propriétaires ont dû y mettre un terme.

Un positionnement géographique stratégique

Plus précisément au cœur de la municipalité de St-Fabien, l’Épicerie Dépanneur Co-Thé est située près de lacs, de villégiatures, d’un flanc de montagne, du fameux parc du Bic (Sépaq) et de Saint-Fabien-Sur-Mer qui abrite plusieurs chalets et maisons, dont les propriétaires sont pour la plupart des habitants de la ville de Montréal et de Québec. Cet emplacement au paysage unique au Québec et, pour le coup très touristique, génère continuellement un achalandage conséquent pour l’épicerie, et ce, en toute saison.

Un service unique et des recettes traditionnelles

La singularité de l’Épicerie Dépanneur Co-thé est son offre spécifique de service de prêt-à-manger dans la région. Elle propose une variété extraordinaire de plats cuisinés faits maison. L’intégralité de leurs recettes sont des recettes traditionnelles de famille qui font aujourd’hui le bonheur de plusieurs personnes à travers le Québec.

Une clientèle fidèle et diversifiée

« Les gens qui viennent nous voir consomment beaucoup », indique M. Côté. En plus de leur clientèle locale, l’épicerie dessert régulièrement la population des villages avoisinants tels que St-Eugène-de-Ladrière, St-Mathieu-de-Rioux, le Bic, Saint-Valérien, Saint-Simon et Rimouski. Chaque année, pendant la saison estivale, la population de St-Fabien passe aisément de 2000 habitants à 3500 habitants. L’Épicerie Dépanneur Co-thé s’est fait une excellente renommée auprès des touristes qui retournent les voir année après année. « Nous servons la troisième génération de touristes », explique M. Côté. Ils entretiennent avec la plupart de leurs clients une relation de longue date basée sur la satisfaction et la confiance.

Le coup de pouce cinématographique

Le film de Denis Villeneuve intitulé « Premier contact » sorti au cinéma en 2016 a également beaucoup contribué à la notoriété de l’Épicerie Dépanneur Co-Thé. Le film a été tourné dans la municipalité de St-Fabien et une bonne partie de l’équipe du tournage s’approvisionnait dans l’épicerie pendant toute la durée du tournage. Plusieurs personnes de l’équipe sont tombées sous le charme de la région et ont acquis à la suite de ce projet des chalets dans la région et compte aujourd’hui parmi la clientèle fidèle de l’épicerie.

Pourquoi considérer acheter l’Épicerie Dépanneur Co-thé ?

« Il faut d’abord que ça soit une histoire de coup de cœur ! » affirme M. Côté.

  1. L’entreprise est déjà très bien établie et a une excellente renommée provinciale.
  2. C’est une entreprise en pleine croissance qui a encore énormément de potentiels à exploiter et à développer. « L’industrie du prêt-à-manger offre toujours une multitude d’opportunités, par exemple l’intégration d’un service de livraison à domicile ou encore la vente en ligne de certains produits ou simplement développer de nouveaux produits », affirme M. Côté.
  3. Toutes les bonnes recettes familiales qui font le bonheur de plusieurs personnes à travers le Québec seront léguées au futur repreneur.
  4. C’est une entreprise idéale pour toute personne qui aime travailler dans l’alimentation sans pour autant souhaiter avoir un restaurant. L’Épicerie Dépanneur Co-thé est le compromis parfait.
  5. L’épicerie est jumelée à la résidence donc cela permet non seulement une certaine flexibilité pour les heures de travail, mais aussi un avantage important et pratique pour ce qui est du transport.

Qui est prêt à reprendre ce joyau régional ?

Le numéro de la fiche INDEX de l’Épicerie Dépanneur Co-thé est : 7401

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Le plan de relève successoral : les options possibles

Dans le cadre de cette capsule vidéo, nous allons à la rencontre de Jacques Picard, représentant en épargne collective, conseiller en sécurité financière et conseiller en assurance et rentes chez IG Gestion de Patrimoine pour répondre aux questions suivantes :

– En tant qu’entrepreneur, quels sont les principes de base pour faire une bonne planification successorale ?

– En quoi est-il important de faire la désignation de bénéficiaires pour l’entreprise de façon équitable et non égalitaire ?

– Quelle est l’importance du mandat de protection pour un entrepreneur ?

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