Webinaire : Transfert familial : les enjeux fiscaux

L’iniquité créée par la politique fiscale sur l’exonération cumulative du gain en capital entre les transferts familiaux et externes est connue dans le milieu du transfert d’entreprise.

Dans le cadre de ce webinaire, les conclusions d’une nouvelle étude sur le sujet ont été partagées. L’étude quantifie les potentiels impacts de cette iniquité fiscale sur les entreprises et met en lumière l’envergure de la problématique et certains de ses effets négatifs sur le dynamisme repreneurial des PME québécoises et canadiennes.

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Rapport d’évaluation d’entreprise : combien ça coûte?

Dans le cadre de cette capsule, le Centre de transfert d’entreprise du Québec accueille Sylvain Caron, directeur, service-conseil et évaluation chez FBL pour parler du rapport d’évaluation d’entreprise. Les questions suivantes seront abordées :

– À quoi peut-on s’attendre comme service de la part d’un évaluateur d’entreprises?

– Sur quoi se base l’évaluateur d’entreprise pour estimer une valeur marchande?

– Combien est-ce que ça coûte?

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La coopérative de solidarité comme option repreneuriale

Avec la participation d’Evan Murray, directeur régional de la Coopérative de développement régional du Québec (CDRQ) dans Lanaudière et d’Annie Larouche-Ouellet et Carole Tremblay codirectrices de la coopérative de solidarité Vie & Cie l’Épicerie d’Aujourd’hui.

Depuis quelques années, et particulièrement depuis le début de la crise sanitaire, on entend de plus en plus parler de reprise collective ou de coopérative dans le domaine de l’entrepreneuriat. Mais qu’est-ce que c’est concrètement ? Evan Murray, directeur régional de la CDRQ dans Lanaudière, décrit cette option comme « Un projet qui passe d’entre les mains d’une ou de très peu de personnes vers celles d’un grand nombre de personnes, qu’ils soient travailleurs, clients ou fournisseurs selon le modèle pertinent ». Dans quel but ? « Avoir une entreprise qui leur ressemble, qui leur profite et qui est souvent à proximité de leur lieu de résidence pour y favoriser l’ancrage local », poursuit-il.

Prenons le cas de la coopérative de solidarité Vie & Cie l’Épicerie d’Aujourd’hui

Cette épicerie qui était à l’origine une société en nom collectif (S.E.N.C) a été démarrée par Annie Larouche-Ouellet et Carole Tremblay en 2017 et est devenue depuis janvier 2020 une coopérative de solidarité grâce entre autres à l’appui et aux conseils de la CDRQ. Pour les copropriétaires, le but derrière ce changement était de se créer un emploi de rêve. « Nous avions le désir de responsabiliser nos employés et ainsi répartir le fardeau de la gestion ». Cette nouvelle répartition des tâches permettait aux deux entrepreneures de se concentrer sur des projets qu’elles chérissaient depuis un bon moment, soit le développement de nouveaux départements, dont une boulangerie, un bistro prêt-à-emporter et une crèmerie.

La création d’une coopérative de solidarité a également créé un sentiment d’appartenance envers Vie & Cie l’Épicerie d’Aujourd’hui, autant pour les consommateurs que pour les membres travailleurs. Cette option permettait par le fait même de pallier le manque de main-d’œuvre dans la région « Quand tu payes 5000$ pour aller travailler, c’est parce que quelque part tu as envie de t’engager, de rester et de t’investir », rajoute Mme Larouche-Ouellet.

Pour réaliser la transition, en plus de l’aide de la CDRQ, les deux entrepreneures ont profité des services du Centre de transfert d’entreprise du Québec (CTEQ) qui les a guidés dans la transition vers leur nouveau modèle d’affaires. « Le CTEQ nous a aidés dans l’obtention de subventions pour combler certains frais, dont les frais de notaire. En plus de cette aide, nous avons reçu du soutien et des conseils tout au long du processus ».

Au-delà des avantages, quels sont les défis ?

« Le principal défi dans une reprise collective est d’aligner les visions et les moyens pour atteindre ses objectifs », indique d’emblée M. Murray. « Légalement, une coopérative compte entre 3 et 15 administrateurs. Tout le monde doit bien connaître son rôle et ses responsabilités », rajoute-t-il.

Pour Annie Larouche-Ouellet et Carole Tremblay de Vie & Cie l’Épicerie d’Aujourd’hui, le principal défi réside plutôt dans l’accès au financement. « Les coopératives sont malheureusement trop peu connues des bailleurs de fonds », déplorent-elles.

Lorsqu’on leur demande les qualités et compétences nécessaires pour relever ces défis, les principales intéressées indiquent, sans hésiter « Il est primordial d’avoir de la ténacité, de la persévérance, mais surtout, un grand sens de l’écoute et une capacité d’adaptation développée ».

Et l’avenir de la reprise collective dans tout ça…

« Il y a quelques années, c’était anecdotique », indique M. Murray. « Aujourd’hui, de plus en plus de projets rayonnent, l’intérêt est en hausse. L’avenir de la reprise collective est prometteur puisqu’il répond à plusieurs enjeux. On sent d’ailleurs que le gouvernement encourage de plus en plus ce modèle ».

Vous hésitez toujours à faire le saut ? Vous désirez en savoir plus ? Consultez les professionnels du milieu pour obtenir plus de détails sur cette option repreneuriale.

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Portrait d’une entreprise à vendre : Épicerie Dépanneur Co-Thé

Cet article a été rédigé dans le cadre d’une série dont l’objectif est de mettre en lumière de belles entreprises du Québec qui sont actuellement à la recherche d’une relève.

L’Épicerie Dépanneur Co-Thé, située dans le Bas-Saint-Laurent, a été fondée en 1967 (anciennement l’épicerie André Rioux) et reprise en 1984 par Pierre-Alain Côté et sa conjointe Marjolaine Théberge. Propriétaires depuis 36 ans, ils ont su transformer ce lieu qui n’était à l’origine qu’un petit dépanneur de quartier en une véritable institution incontournable au sein de la municipalité de Saint-Fabien.

Une croissance rapide et des projets sans fin

Après l’acquisition de ce dépanneur en 1984, M. Côté et Mme Théberge se sont donné pour mission d’offrir les services complets d’une épicerie dans leur dépanneur. En 1985, ils ajoutent les services d’une boucherie à l’entreprise. En 1986, ils se lancent dans la préparation de prêt-à-manger qui représente aujourd’hui la force majeure de leur épicerie. Au fil du temps, ils intègrent les services de Loto-Québec, une boulangerie, puis une fromagerie offrant, entre autres, les produits de la Fromagerie des Basques qui sont très appréciés dans la région. Entre 1989 et 2000, ils ont été également dépositaires de la SAQ. Un service de traiteur pour les fêtes et les évènements spéciaux a également été en opération pendant plusieurs années. Ce service était très populaire auprès de la clientèle, mais faute de temps, les propriétaires ont dû y mettre un terme.

Un positionnement géographique stratégique

Plus précisément au cœur de la municipalité de St-Fabien, l’Épicerie Dépanneur Co-Thé est située près de lacs, de villégiatures, d’un flanc de montagne, du fameux parc du Bic (Sépaq) et de Saint-Fabien-Sur-Mer qui abrite plusieurs chalets et maisons, dont les propriétaires sont pour la plupart des habitants de la ville de Montréal et de Québec. Cet emplacement au paysage unique au Québec et, pour le coup très touristique, génère continuellement un achalandage conséquent pour l’épicerie, et ce, en toute saison.

Un service unique et des recettes traditionnelles

La singularité de l’Épicerie Dépanneur Co-thé est son offre spécifique de service de prêt-à-manger dans la région. Elle propose une variété extraordinaire de plats cuisinés faits maison. L’intégralité de leurs recettes sont des recettes traditionnelles de famille qui font aujourd’hui le bonheur de plusieurs personnes à travers le Québec.

Une clientèle fidèle et diversifiée

« Les gens qui viennent nous voir consomment beaucoup », indique M. Côté. En plus de leur clientèle locale, l’épicerie dessert régulièrement la population des villages avoisinants tels que St-Eugène-de-Ladrière, St-Mathieu-de-Rioux, le Bic, Saint-Valérien, Saint-Simon et Rimouski. Chaque année, pendant la saison estivale, la population de St-Fabien passe aisément de 2000 habitants à 3500 habitants. L’Épicerie Dépanneur Co-thé s’est fait une excellente renommée auprès des touristes qui retournent les voir année après année. « Nous servons la troisième génération de touristes », explique M. Côté. Ils entretiennent avec la plupart de leurs clients une relation de longue date basée sur la satisfaction et la confiance.

Le coup de pouce cinématographique

Le film de Denis Villeneuve intitulé « Premier contact » sorti au cinéma en 2016 a également beaucoup contribué à la notoriété de l’Épicerie Dépanneur Co-Thé. Le film a été tourné dans la municipalité de St-Fabien et une bonne partie de l’équipe du tournage s’approvisionnait dans l’épicerie pendant toute la durée du tournage. Plusieurs personnes de l’équipe sont tombées sous le charme de la région et ont acquis à la suite de ce projet des chalets dans la région et compte aujourd’hui parmi la clientèle fidèle de l’épicerie.

Pourquoi considérer acheter l’Épicerie Dépanneur Co-thé ?

« Il faut d’abord que ça soit une histoire de coup de cœur ! » affirme M. Côté.

  1. L’entreprise est déjà très bien établie et a une excellente renommée provinciale.
  2. C’est une entreprise en pleine croissance qui a encore énormément de potentiels à exploiter et à développer. « L’industrie du prêt-à-manger offre toujours une multitude d’opportunités, par exemple l’intégration d’un service de livraison à domicile ou encore la vente en ligne de certains produits ou simplement développer de nouveaux produits », affirme M. Côté.
  3. Toutes les bonnes recettes familiales qui font le bonheur de plusieurs personnes à travers le Québec seront léguées au futur repreneur.
  4. C’est une entreprise idéale pour toute personne qui aime travailler dans l’alimentation sans pour autant souhaiter avoir un restaurant. L’Épicerie Dépanneur Co-thé est le compromis parfait.
  5. L’épicerie est jumelée à la résidence donc cela permet non seulement une certaine flexibilité pour les heures de travail, mais aussi un avantage important et pratique pour ce qui est du transport.

Qui est prêt à reprendre ce joyau régional ?

Le numéro de la fiche INDEX de l’Épicerie Dépanneur Co-thé est : 7401

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Le plan de relève successoral : les options possibles

Dans le cadre de cette capsule vidéo, nous allons à la rencontre de Jacques Picard, représentant en épargne collective, conseiller en sécurité financière et conseiller en assurance et rentes chez IG Gestion de Patrimoine pour répondre aux questions suivantes :

– En tant qu’entrepreneur, quels sont les principes de base pour faire une bonne planification successorale ?

– En quoi est-il important de faire la désignation de bénéficiaires pour l’entreprise de façon équitable et non égalitaire ?

– Quelle est l’importance du mandat de protection pour un entrepreneur ?

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Démystification des questions fréquemment posées par un acheteur potentiel

Les propriétaires-dirigeants d’entreprises au Québec ayant entamé leur projet de transfert d’entreprise sont confrontés à toutes sortes de questions tout au long ce qui constitue la transaction d’une vie. Voici les trois questions les plus fréquentes que nous recevons de leur part au Centre de transfert d’entreprise du Québec, avec des réponses qui sauront sans doute éclairer le tout !

Est-ce normal qu’un repreneur potentiel me demande les états financiers des 3 dernières années ?

Tout comme en science, il est impossible de tracer une droite ou une courbe avec un seul point, le cédant doit donc s’attendre à devoir fournir les états financiers de ces 3 dernières années pour en établir l’historique, la tendance. Par contre, pour beaucoup de conseillers du CTEQ, cette demande n’est pas seulement normale, elle est minimale.

Les trois dernières années peuvent suffire lorsque l’environnement entrepreneurial est stable et prévisible, mais lorsqu’une région comme l’Outaouais subit deux inondations historiques, une tornade dévastatrice et maintenant une pandémie au cours des cinq dernières années, il serait préférable d’étendre l’historique financier pour souligner les années hors-normes et en relativiser l’impact sur le prix de vente. Il en va de même pour un commerce de la région de Montréal qui s’est retrouvé enclavé par la construction et la rénovation des infrastructures pendant quelques années compliquant l’accès de sa clientèle.

À l’inverse, certains évènements exceptionnels ont pu contribuer à embellir les résultats financiers et pour les mêmes raisons, il est sage d’étendre la période d’analyse des états financiers pour établir la juste valeur marchande.

Lors d’une première rencontre avec un repreneur potentiel, est-ce normal que nous n’ayons pas parlé de prix de vente ?

Rares sont les propriétaires qui ne cherchent qu’à vendre leur entreprise et en remettre les clés. La très grande majorité recherche une relève qui aura le profil pour maintenir et faire croitre leur entreprise tout en sécurisant leurs commettants (employés, clients, fournisseurs, institutions de financement, etc.).

Pour ce faire, la première rencontre en est une de « maillage », « d’arrimage ». Le transfert d’entreprise est d’abord et avant tout une aventure humaine. La première rencontre est donc l’occasion idéale pour échanger et partager nos expériences, nos valeurs, nos objectifs, etc.

Même si le prix de vente est souvent une cause d’échec, il est impossible de se rendre à cette étape sans négocier dans un climat de confiance, de respect et d’ouverture entre le cédant et le repreneur.

Lors des pourparlers avec un repreneur potentiel, est-ce normal qu’on parle de la transition ?

Le taux de succès d’un transfert d’entreprise augmente sensiblement lorsque la transition est bien planifiée. Outre le transfert des avoirs (actions, actifs, etc.), il faut réfléchir et s’entendre sur le processus de transfert du pouvoir (gestion, planification, etc.) et du savoir (savoir-faire, procédés, contacts, etc.).

Un plan de transfert clair et bien communiqué sécurise les commettants (employés-clés, direction, clients, fournisseurs, financiers, etc.). Une bonne transition et un retrait en douceur du cédant écrasent les turbulences, réduisent la période d’incertitude et facilitent l’adhésion des parties prenantes. Le repreneur peut ensuite plus facilement présenter ses propres objectifs et valeurs.

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Mois de la PME – l’histoire du transfert d’entreprise de Nero Bianco

Le mois d’octobre est le mois de la PME ! Le Centre de transfert d’entreprise du Québec profite de ce mois thématique pour mettre de l’avant l’histoire d’un transfert d’une PME réussi. Lisez ci-dessous le témoignage inspirant de Jean-François Transon, président de Nero Bianco / Club C.

Un transfert familial

Nero Bianco est un détaillant de chaussures fondé en 1984, par le père de Jean-François Transon, président et propriétaire depuis maintenant 4 ans. L’entreprise compte environ 250 employés, 40 boutiques au Québec et une au Nouveau-Brunswick.

Jean-François n’avait jamais envisagé de reprendre l’entreprise de son père, dont le siège social se situe dans la Capitale-Nationale. Installé avec sa famille à Montréal avec un emploi stable et stimulant, c’est seulement après une année complète de discussions sérieuses avec son père qu’il finit par accepter le défi. Le déclencheur : un événement familial qui a réveillé son sentiment du devoir.

« Pendant cette année, je me demandais si j’avais besoin des maux de tête qui viendraient avec cette responsabilité. Au bout du compte, il s’est avéré que la réponse était “oui” ! », raconte-t-il en riant.

Les premières démarches

La première action que Jean-François a entamée était d’étudier les états financiers de l’entreprise. Il souhaitait connaître quels étaient les défis et leur ampleur. À la suite de cela, il est arrivé avec vingt-deux conditions d’achat pour son père. La plupart d’entre elles concernaient des aspects opérationnels, mais l’une d’elles était qu’il souhaitait avoir carte blanche pour les décisions. Bien sûr, il consulterait son père pour les grandes décisions, un peu comme un conseil de famille ou un conseil d’administration.

De l’autre côté, le fondateur n’en avait qu’une seule, mais qui s’avérait beaucoup plus complexe : assurer la pérennité de l’entreprise.

« Pour mon père, la pérennité de l’entreprise voulait dire que je devais continuer à faire vivre et grandir l’entreprise pendant 32 années supplémentaires, plus 1 jour ! », précisa l’actuel président.

Il voyait cette condition comme un insigne d’honneur, une mission.

« Cela voulait dire que parfois, je devrai prendre des décisions difficiles. Pourquoi ? Parce que j’aurai toujours le télescope à l’œil avec une vision à long terme : la pérennité de l’entreprise. Si cela veut dire que je devrai prendre un pas en arrière ou de côté pour mieux avancer vers cet objectif par la suite, je le ferai », ajouta-t-il.

L’entreprise sur papier versus la réalité

Le fils du fondateur a donc entamé ses 12 premiers mois au sein de l’entreprise à titre de vice-président et ensuite coprésident pour faire le lien entre l’entreprise sur papier et la réalité de celle-ci. Le constat : il s’agissait d’une maison très solide, avec des fondations de roc, mais dont certaines pièces nécessitaient des rénovations.

Par exemple, il y a deux ans, le nouveau propriétaire-dirigeant a cru essentiel de rénover l’entrepôt pour l’adapter au commerce électronique. « Cela veut dire que pendant 1 an, tu ne feras pas d’argent, mais ça répond à l’objectif à long terme : la pérennité de l’entreprise », expliqua-t-il.

Il va sans dire qu’avec la pandémie qui pose de grands défis pour le commerce de détail de nos jours, cette décision fut très à point.

Jour 1 dans la chaise de président

Lors de sa première journée en tant que nouveau propriétaire de l’entreprise, Jean-François ne s’est pas assis dans sa chaise de président immédiatement. En fait, il a mis les deux mains sur le volant de sa voiture et a décidé de visiter toutes ses boutiques en tant que client mystère. Cela lui a permis de dresser un portrait clair sur la qualité du service offert par ses employés. Heureusement, seuls de petits ajustements à cet égard ont été nécessaires.

Par contre, ce qui l’a frappé était que les images de marque de Nero Blanco et du Club C. étaient datées. Elles ne correspondaient plus à la perception qu’il avait de ces deux bannières en grandissant, et surtout, elles ne s’adressaient pas efficacement aux publics ciblés.

Un exercice de refonte de l’image de marque a donc été lancé pour corriger le tir.

L’accompagnement de la transaction

Les experts entourant la transaction de ce transfert familial furent nombreux et incontournables pour bien amalgamer les besoins du vendeur et de l’acheteur. En effet, entre le moment où Jean-François a accepté le défi que son père lui lançait et sa première journée en tant que président et propriétaire, environ 8 mois se sont écoulés.

Les experts ont eu un rôle indéniable dans le succès de ce transfert, car ils « challengeaient » les deux parties continuellement. Le père et le fils pouvaient s’entendre sur un point le lundi, pour se rendre compte que c’est à rediscuter le mardi à la suite d’une rencontre avec un expert, pour dire non le mercredi et s’entendre autrement le jeudi. Cela a mené à des discussions difficiles tout au long du processus et des questions complexes sur lesquelles se mettre d’accord.

« Ça a beau coûter cher se faire accompagner, mais si j’avais à revenir en arrière, je le ferais à nouveau. C’est réellement un investissement. Nous avons été extrêmement bien conseillés » affirme Jean-François avec confiance.

Les avantages à reprendre plutôt que de démarrer

Jean-François Transon avoue qu’il n’aurait jamais pris les risques que son père a pris en démarrant une entreprise. « Il a bâti une maison vraiment solide. Je ne suis pas capable de bâtir la maison, mais je suis capable de la rénover par contre ! », illustra le repreneur.

Il se dit content de l’avoir fait et n’a aucun regret.

Les qualités d’un(e) bon(ne) repreneur(e)

Selon le président du détaillant de chaussures, un(e) bon(ne) repreneur(e) saura se regarder dans le miroir et admettre qu’il/elle ne sait rien de l’entreprise. « Tu sais et tu comprends certaines choses; tu as une idée d’où tu veux l’amener. Mais pour le reste, il faut se donner le temps de bâtir notre crédibilité et d’apprendre à comprendre l’entreprise », expliqua-t-il.

Pour sa part, il s’est beaucoup appuyé sur l’expérience que lui partageaient les employés qui étaient dans l’entreprise depuis 15, 20, 30 ans.

Deux conseils pour les aspirant(e)s repreneur(e)s

Jean-François Transon, président et repreneur du détaillant de chaussures Nero Blanco / Club C. a deux conseils :

  1. Prenez le temps de réfléchir, d’échanger et d’assurer que vos objectifs et ceux du vendeur concordent. L’ambigüité et les non-dits sont à éviter à tout prix.
  2. Investissez dans des professionnels. Ils vont vous « challenger » et vous guider vers le succès.

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Webinaire : Financement et achat d’entreprise : les ingrédients essentiels

Dans le cadre de ce webinaire, produit en partenariat avec Desjardins, apprenez-en davantage sur le financement de l’achat d’une entreprise ainsi que ses ingrédients essentiels.

Les questions suivantes seront abordées, notamment :

– Quelles sont les solutions et les stratégies de financement disponibles pour le transfert d’entreprise ?

– Quels sont les éléments importants que les financiers prennent en considération avant le financement ?

– Quel est l’impact de la COVID ?

Cet événement numérique s’adresse principalement aux entrepreneurs ayant un projet d’achat d’entreprise. Il s’avère également pertinent pour les propriétaires-dirigeants d’entreprises souhaitant vendre au cours des prochaines années et des professionnels experts en transfert d’entreprise ou de développement économique.

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Mon histoire de vente d’entreprise avec Pierre Béland

Le Centre de transfert d’entreprise du Québec est allé à la rencontre de Pierre Béland, anciennement propriétaire des Industries Filmar, qui nous raconte l’histoire de la vente de son entreprise : de la prise de décision jusqu’à la concrétisation du projet.

  1. Présentez-nous brièvement l’entreprise que vous avez vendue.

Les Industries Filmarest une entreprise manufacturière fondée en 1985 et spécialisée d’une part dans la confection et le design de filets de protection pour les terrains de hockey, de football, de golf, mais également dans la fabrication des filets scientifiques pour les biologistes qui font des études environnementales dans les fonds aquatiques. J’ai moi-même racheté cette entreprise en 2005 alors qu’elle était en faillite.

  1. Pour quelle(s) raison(s) avez-vous vendu ?

J’ai acquis cette entreprise à pratiquement 60 ans et je l’ai fait rouler pendant 15 ans en faisant tripler son chiffre d’affaires. J’ai décidé de la vendre parce que je voyais que j’avançais en âge et aussi puisque j’avais envie de relever de nouveaux défis. Une entreprise, c’est quelque chose de vivant qu’on ne doit pas laisser mourir. Il faut la transférer quand elle a encore du potentiel.

  1. Quel type de transfert avez-vous fait ?

Mes enfants n’étaient pas intéressés alors j’ai fait un transfert externe.

  1. Quelle a été votre première démarche ?

Lorsque j’ai décidé de vendre mon entreprise, je suis tombé sur un article de journal qui parlait du Centre de transfert d’entreprise du Québec. Cet article disait que vendre une entreprise pouvait prendre de 5 à 10 ans. Cet élément m’a convaincu de ne pas attendre plus longtemps.

  1. Combien de temps s’est écoulé entre votre décision de vendre et votre passage à l’action ?

Il s’est passé moins de 2 ans.

  1. Vers quelle personne ou organisme vous êtes-vous tourné en premier ?

Le CTEQ ! Mon expérience avec le CTEQ a très bien été et en y repensant, je ne sais pas comment j’aurais fait sans leur aide puisque l’entreprise occupait une grande partie de mon temps et je cherchais au même moment d’autres défis à relever. De plus, cela prend du temps de rencontrer des acheteurs potentiels, sans oublier qu’il faut avoir une plateforme pour annoncer son entreprise comme étant en vente et c’est très coûteux. Le CTEQ offre des services à moindres frais.

  1. Qu’avez-vous le plus aimé ou le moins aimé durant le processus de transfert ?

J’ai aimé la formule du CTEQ qui reçoit des offres d’achat et qui me les acheminait au fur et à mesure. J’ai aimé le rôle du CTEQ en tant qu’intermédiaire entre les acheteurs potentiels et moi. J’ai aussi beaucoup aimé le fait que le l’organisation ait pris en compte toutes mes exigences et me mettait uniquement en relation avec des acheteurs qui les rencontraient. Cela a été un gain de temps considérable.

  1. Si vous retourniez en arrière, que feriez-vous autrement par rapport au transfert que vous avez eu ?

Je ne changerais rien. Tout s’est très bien passé. Je pense avoir vendu au bon moment et surtout à la bonne personne avec l’aide du CTEQ.

  1. Quels sont vos projets futurs ?

J’ai trouvé un emploi moins de 2 mois après avoir vendu l’entreprise en 2019. J’occupe actuellement un poste qui me passionne avec de beaux défis pour un mandat de 4 ans. Après, je vais possiblement prendre ma retraite.

  1. Quels conseils donneriez-vous à un propriétaire-dirigeant qui hésite encore à passer le flambeau ?

Je lui dirai qu’il est important de vendre quand l’entreprise va bien. Quand on est encore enthousiaste et vigoureux. Parce qu’il ne faut pas oublier qu’on va devoir accompagner le nouvel acquéreur pendant plusieurs mois pour qu’il connaisse mieux l’entreprise, qu’il apprenne à l’aimer et à la gérer. Il ne faut pas attendre trop longtemps, surtout si votre entreprise est spécialisée. Il faut prendre sa décision et se mettre en action rapidement. Vendre une entreprise c’est tout un travail, même si on est accompagné par le CTEQ qui nous met en relation avec des acheteurs potentiels.

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Immigration et achat d’entreprise comment bien vous préparer

Depuis l’étranger, vous songez à vous établir au Québec et reprendre les rênes d’une entreprise québécoise ? C’est tout à fait réalisable. Le Centre de transfert d’entreprise du Québec (CTEQ) est une organisation paragouvernementale, dont la mission première est de s’assurer que les milliers d’entreprises québécoises actuellement en vente au Québec trouvent de nouveaux acquéreurs. Pour ce faire, le CTEQ accompagne activement depuis 2015 des personnes d’ici et d’ailleurs dans leur processus d’achat d’entreprise, et ce, à travers les 17 régions administratives du Québec. Cependant, il faut savoir que s’installer au Québec avec l’objectif de reprendre les rênes d’une entreprise québécoise est un projet qui se prépare et qui mérite plusieurs réflexions. Nous vous proposons de découvrir dans cet article, quelques étapes essentielles à considérer et à explorer avant de vous lancer dans cette aventure palpitante !

Préparez-vous

Cela est essentiel ! Déterminez les raisons pour lesquelles vous souhaitez reprendre une entreprise. Définissez les grandes lignes de votre projet, vos objectifs à long terme et le secteur d’entreprise dans lequel vous souhaitez œuvrer. Demandez-vous si vos compétences et connaissances liées à l’industrie visée sont suffisantes et planifiez votre achat d’entreprise sur du moyen à long terme. Toutes ces questions sont importantes pour la réussite de votre projet. Ensuite, entamez en parallèle vos démarches en matière d’immigration.

Informez-vous

Il est important de développer une très bonne connaissance de votre pays d’accueil avant de vous y établir définitivement. Cela vous permettra d’en discerner les codes culturels et y être opérationnel le plus rapidement possible. Vous devez donc vous familiariser avec votre nouvelle terre d’accueil, sa culture, ses pratiques d’affaires, son système bancaire. Pour ce faire, il est recommandé d’envisager dans un premier temps une visite exploratoire. Lors de cette première visite, immergez-vous dans la culture québécoise et commencer à développer votre réseau d’affaires. Prenez contact avec des personnes du milieu financier et commencez à vous accoutumer aux pratiques, aux termes et aux exigences de ce milieu qui ne sont certainement pas les mêmes que dans votre pays d’origine. Vous éviterez ainsi certains imprévus.

Contactez le CTEQ

Le CTEQ en raison de sa mission est le chef de file du repreneuriat (transfert d’entreprises) au Québec. Ses conseillers sont disponibles et disposés pour vous accompagner dans votre projet d’achat. Ils vont vous aider à bien structurer votre projet d’affaires, vous permettre d’avoir accès à un grand réseau de professionnels (avocats, comptables, évaluateurs d’entreprise, etc.) et s’assurer que vous traitiez avec les bonnes personnes. Ils vont également veiller au bon déroulement du processus de transfert d’entreprise et vous référer au besoin aux organismes partenaires qui œuvrent aussi dans l’écosystème entrepreneurial québécois et qui ont une expertise complémentaire à celle du CTEQ. Apprenez-en un peu plus sur le rôle des conseillers du CTEQ dans cet article.

De plus, il faut noter que le CTEQ détient actuellement le répertoire repreneurial le plus complet au Québec appelé l’INDEX où sont affichées des centaines d’entreprises qui cherchent actuellement une relève. Nos conseillers sont ainsi habiletés et outillés pour vous proposer des occasions d’affaires uniques qui répondent à vos attentes dans la région du Québec où vous compter vous établir. Visitez l’INDEX pour en savoir plus et retrouvez un article complet sur cet excellent outil.

Les statistiques démographiques démontrent que le vieillissement de la population québécoise engendre depuis quelques années un départ accru à la retraite de plusieurs propriétaires-dirigeants qui souhaitent vendre leur entreprise à une relève motivée et passionnée qui emmènera leur entreprise encore plus loin. Plusieurs occasions s’offrent à vous si vous décidez de sauter le pas. Alors, n’hésitez plus !

Le plus important est de ne pas oublier que dans un transfert d’entreprise, c’est l’humain qui est au centre et qui prime. Il faut donc entretenir une relation de confiance, de transparence et une excellente communication entre toutes les parties. Le CTEQ est justement là pour créer ces liens et veiller au bon succès de votre projet d’achat d’entreprise.

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