Parole d’entrepreneur : une reprise rocambolesque remplie d’apprentissages

Mai 2020

 

Stephan Khushf avait un rêve : il voulait avoir sa propre entreprise. Des questions se bousculaient, les unes après les autres dans son esprit :

  •  Quel type d’entreprise souhaitait-il avoir ?
  • Est-ce le bon temps ?
  • Détient-il les capacités pour réussir ?
  • Comment s’y prendra-t-il ?
  • Où trouvera-t-il le financement ?

 

 

Il savait quel type de patron il voulait être, et surtout, ne pas être…
Euréka! C’est un café qu’il voulait ouvrir : le voilà, son rêve. Il commença les démarches pour l’ouverture d’une franchise d’un café populaire et tout allait bon train.
Un jour, sa conjointe prend connaissance d’une occasion complètement différente : la vente d’une entreprise de transport d’œuvres d’art.


La curiosité de M. Khushf est piquée. Il appelle le propriétaire en question et il enchaîne deux rendez-vous à deux jours d’intervalle. L’arrimage d’un point de vue humain était naturel, tellement, qu’ils se sont rendu compte qu’ils étaient voisins de chalets ! Le monde est petit…


Avec le temps, ils apprennent à se connaître et à échanger sur les motivations de ventes du propriétaire ainsi que sur les préoccupations d’achat de M. Khushf.
Le propriétaire lui apprend que la compagnie de transport d’œuvres d’art est une filiale d’une compagnie de déménagement et donc que les deux entités sont à vendre ensemble. Admettant qu’il ne détenait aucune expérience en transport, M. Khushf a hésité par rapport à l’offre, mais il a finalement accepté. En effet, le propriétaire lui avait promis de l’aider, de l’accompagner et de lui enseigner tout ce dont il avait besoin pour reprendre l’entreprise sans soucis.


M. Khushf a donc intégré l’entreprise en tant que représentant. Il a étudié l’entreprise, les fournisseurs, les opérations, et ainsi de suite. Six mois plus tard, il a été promu au titre de directeur. C’est à ce moment qu’il confirme au propriétaire qu’il veut reprendre les deux entités de l’entreprise.
« La transition était très importante pour que les employés de longue date se sentent en confiance. », affirme-t-il.
M. Khushf se trouve une adjointe et un comptable pour l’aider avec la transaction et le financement.


Peu après, les documents sont signés chez le notaire et c’est parti !
Selon le contrat, l’ancien propriétaire (le cédant) devait rester pendant 12 mois pour aider à la transition. Mais deux jours plus tard, il annonça son départ. Les semaines qui ont suivi ont été remplies de plusieurs autres surprises et de situations à régler.
« La suite est une anecdote qui vous fera comprendre comment, en affaires, il y a toujours quelque chose qui arrive et il faut toujours être prêt à tout. », raconte-t-il.


Nous sommes en 2010, les affaires vont bien. Des contrats arrivent, dont un très important. Ce contrat a le potentiel de tout changer dans une carrière. Il s’agit d’un gros contrat d’entreposage pour lequel M. Khushf réussit rapidement à acheter un bâtiment.
Toutefois, un changement de gouvernement met les subventions destinées au nouveau client sur la glace. Un an plus tard, après avoir survécu tant bien que mal, il met le bâtiment à vendre.
Ce revirement de situation l’amène aux comptes spéciaux.
Parallèlement, le bâtiment se vend et 24 heures plus tard, après quoi, le fameux contrat débloque!


De fil en aiguille, M. Khushf réussit à se sortir des comptes spéciaux et retrouve la voie du succès.
Quelque temps après, M. Khushf fait la rencontre d’un grand entrepreneur québécois qui le prend sous son aile. Il le « challenge », il lui parle de ses défis, de ce qu’il a accompli… Il lui fait réaliser la vision qu’il devrait avoir pour son entreprise : payer son entreprise et ne plus jamais avoir à faire face à des situations comme celles qu’il a vécues en si peu de temps.
M. Khushf s’est mis au travail : « J’ai mis mon entreprise belle à marier ».


Il a tout revu :


• Inventaire
• Équipements
• Coûts d’opération
• Fournisseurs
• Employés

 

Surtout, il s’est muni d’une bonne stratégie de protection : avoir un coussin sur lequel tomber quand les choses vont mal!
« Disons que ça m’est bien utile dans le contexte actuel, où les liquidités sont une question de vie ou de mort pour les entreprises », admet-il.
Pour la suite, malgré qu’il soit encore assez jeune, M. Khushf se prépare à vendre son entreprise. Il ne sait pas pour quand exactement, mais il a enclenché le projet, car il sait que c’est une question de plusieurs années de travail.


Il veut bien faire les choses et continuera de faire tout ce qui a à faire pour garder son entreprise « belle à marier ».

 

 

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