UNE ÉTUDE QUANTITATIVE DU REPRENEURIAT AU QUÉBEC, UNE PRIMEUR DU CTEQ

UNE ÉTUDE QUANTITATIVE DU REPRENEURIAT AU QUÉBEC,
UNE PRIMEUR DU CTEQ

Québec, le 8 mai 2019 – Le premier rapport d’une étude quantitative du repreneuriat au Québec et au Canada de chercheurs de l’Université du Québec à Trois-Rivières est dévoilé à Québec lors du troisième Sommet international du repreneuriat par le Centre de transfert d’entreprise du Québec (CTEQ).
Les repreneurs de PME sont relativement plus nombreux au Québec que dans les autres régions canadiennes.
Dans ce premier rapport d’une étude quantitative de l’étendue et de l’impact économique du repreneuriat au Québec et au Canada, les professeurs Louise Cadieux et Marc Duhamel de l’École de gestion de l’UQTR ont constaté que les repreneurs québécois font figure de proue au Québec et au Canada. En effet, selon leur analyse des données de l’Enquête sur le financement et la croissance des PME 2017 de Statistique Canada, l’enquête nationale la plus importante qui permet d’étudier les activités repreneuriales des PME canadiennes, les chercheurs observent que près d’une PME québécoise sur trois est issue du repreneuriat tandis qu’au Canada cette proportion atteint le quart en 2017. « Et c’est en région rurale qu’on retrouve le plus de repreneurs au Québec dans la mesure où 44 % des PME en région rurale appartiennent à des repreneurs alors qu’au Canada ils représentent 31 % des PME », selon le professeur Marc Duhamel de l’Université du Québec à Trois-Rivières et chercheur régulier à l’Institut de recherche sur les PME de l’UQTR. « Ce premier rapport de notre étude quantitative permet de valider à une plus grande échelle plusieurs des cas connus de transferts de PME fructueux qu’on connait au Québec depuis des années. Selon notre analyse, il y avait en 2017 plus de 52 000 exemples de transferts de PME québécoises réussis. C’est presque une PME sur trois tout de même! », précise la professeure Louise Cadieux de l’École de gestion de l’UQTR.
« Ce premier rapport est celui qui se rapproche le plus du quotidien du CTEQ », ajoute Vincent Lecorne, président-directeur général du Centre de transfert d’entreprise du Québec (CTEQ) qui appuie financièrement cette étude quantitative des données officielles de Statistique Canada de l’Enquête sur le financement et la croissance des PME de 2017. « Nous sommes encouragés par ces premiers résultats et nous avons très hâte de dévoilerle deuxième rapport qui fournira un éclairage tout aussi transparent des impacts économiques et de l’incidence fiscale du repreneuriat au Québec et au Canada » indique Vincent Lecorne.
Les intentions de transfert de PME sont relativement plus importantes au Québec que dans les autres régions canadiennes.
Avec la courbe démographique vieillissante des PME, un peu moins d’un propriétaire de PME sur quatre aurait l’intention de procéder à un transfert de l’entreprise au courant de la période 2017-2022 alors que dans l’ensemble du Canada, cette proportion est d’une PME sur cinq. Parmi ceux-ci, tant au Québec que dans l’ensemble du Canada, c’est un peu plus de la moitié des propriétaires majoritaires de PME qui privilégient le transfert externe de PME aux dépens du transfert interne (employé) ou familial. « L’on remarque toutefois une diversité plus fine dans les préférences vis-à-vis la stratégie de transmission selon la région, la tranche d’âge, le genre, le lieu de naissance ou le degré de scolarité du cédant » souligne la professeure Cadieux. « Par exemple, ce qui distingue les transferts des PME en zones urbaines et rurales au Québec en 2017 est l’importance relative du transfert interne en zone urbaine et le transfert familial plus important en zone rurale » renchérit le professeur Duhamel.
Le marché des PME québécoises à transmettre est riche et diversifié.
Les PME à transmettre se retrouvent dans tous les secteurs économiques, mais c’est principalement dans ceux du tourisme et des services de l’hébergement et de restauration que l’on retrouve les plus importantes intentions de transfert de PME au Québec. En 2017, les PME à transmettre sont le plus souvent de taille intermédiaire (5 à 19 employés) avec des profils de croissance très diversifiés, allant d’élevée à nulle, voire négative. « Les observations de terrain montrent que les PME transmises adoptent souvent des stratégies de pérennité à plus long terme qui ne favorisent pas nécessairement une croissance élevée lorsque le repreneur procède à une régénération stratégique » précise la professeure Louise Cadieux. Même si le marché québécois du repreneuriat est plus important toute proportion gardée, « il n’en demeure pas moins un marché potentiellement plus petit pour le repreneuriat externe pouvant miner non seulement la valeur des PME pour les cédants québécois, mais aussi inciter les propriétaires de PME à se rabattre en plus grand nombre sur le repreneuriat familial » remarque le professeur Marc Duhamel. « Un marché restreint et inefficace pour le repreneuriat externe de PME peut épuiser le patrimoine entrepreneurial québécois de nos fleurons et implique aussi pour certains cédants québécois qu’ils feront les frais des iniquités fiscales associées aux transferts intergénérationnels d’entreprises. C’est précisément cet aspect du repreneuriat que nous allons analyser dans le prochain rapport de cette étude quantitative du repreneuriat au Québec et au Canada » précise Marc Duhamel.
Les chercheurs impliqués dans cette étude viennent de révéler une première partie de leurs démarches avec Statistique Canada et cet automne la suite devrait être mise en avant. « Cette première partie de l’étude en cours révèle ainsi l’enjeu majeur des conditions fiscales qui ne privilégient pas le transfert patrimonial, ce qui sous-entend fortement une iniquité fiscale à laquelle les paliers gouvernementaux devront s’attaquer dans les meilleurs délais » ajoute Vincent Lecorne.
À propos du CTEQ Le Centre de transfert d’entreprise du Québec (CTEQ) a pour mission de traiter l’enjeu de la relève des dirigeants et du transfert d’entreprise. Le CTEQ mobilise l’ensemble des acteurs du développement économique pour relever le défi du repreneuriat et agit en tant qu’acteur facilitateur neutre pour rendre le marché plus transparent et favoriser la pérennité des entreprises du Québec. Le CTEQ est soutenu financièrement par le ministère de l’Économie et de l’Innovation qui lui a spécifiquement confié le mandat de sensibiliser, d’informer, de coordonner, de mailler et référer les entrepreneurs dans leur processus de transfert et reprise d’entreprises.
À propos de l’UQTR L’Université du Québec à Trois-Rivières se distingue par sa personnalité bien définie. Accessible et vivante, elle ouvre ses portes à un monde de connaissances et de défis. Sa taille moyenne et son enracinement dans le milieu, de même que par son ouverture sur le monde font que l’UQTR est une université où il fait bon étudier. Elle offre 289 programmes de formation aux trois cycles d’études et a décerné, depuis sa création, plus de 98 000 diplômes à près de 79 000 diplômés.

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Anne Capitaine | Directrice, communication et affaires corporatives
Centre de transfert d’entreprise du Québec
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