Yolande Lemire, amoureuse des relations humaines vient d’intégrer le CTEQ

Yolande Lemire, conseillère senior CTEQ en transfert d’entreprise pour la région Estrie.

Issue d’une famille agricole, Yolande a toujours gravité autour du domaine de l’agriculture.

Ses grands-parents et ses parents avaient ce goût de travailler la terre, de promouvoir le terroir et faire de l’agriculture de qualité. Diplômée d’un baccalauréat en récréologie et d’une maîtrise en sciences de l’orientation de l’Université de Laval, Yolande a pu acquérir des connaissances en développement organisationnel.

Suite à ses études, elle est retournée dans sa région natale, l’Estrie. Son conjoint étant agriculteur, Yolande a très vite ressenti le besoin d’intervenir auprès des agriculteurs afin de leur permettre de pratiquer leur métier le mieux possible. Elle s’est tournée vers l’accompagnement des entrepreneurs dans le processus de transfert. Elle a rejoint le CRÉA à titre de conseillère accréditée avant d’intégrer le CTEQ.


Présentez votre région, l’Estrie et ses principaux atouts

Bien que l’Estrie soit reconnue comme une région de services, il y a une synergie, un esprit créatif et un dynamisme qui la rendent unique. L’Estrie est riche d’une histoire provenant du secteur manufacturier. Sa géolocalisation fait de l’Estrie un haut lieu pour de multiples activités économiques. Elle se caractérise par ses lacs et ses montagnes, ses grands axes routiers entre les grands centres du Québec et de la Nouvelle-Angleterre. Au cours de son histoire, ses bâtisseurs, ses innovateurs, l’Estrie a su se démarquer par sa population faisant d’elle une région riche et dynamique.

Depuis combien de temps travaillez-vous pour le Centre de transfert d’entreprise du Québec ? Pourquoi avoir choisi de travailler au service des entrepreneurs (repreneurs et cédants) ?

Cela fait déjà bientôt 1 mois et je suis très heureuse de rejoindre le CTEQ. J’ai toujours aimé travailler auprès des gens. L’intérêt premier est d’œuvrer auprès des repreneurs et des cédants afin de dénicher le repreneur idéal pour permettre à l’entreprise de perpétuer ses activités.  Comprendre avec lui ce qu’il a à offrir et ce qu’il est possible de faire pour l’entreprise en prenant en compte sa vision, ses intentions et son énergie. Mon rôle en tant que conseillère en transfert d’entreprise est d’être la plus objective possible et de permettre aux parties d’atteindre leurs objectifs : intégration de la relève, période de transition et retrait du cédant et intégration de son projet de retrait.

Expliquez-nous-en quoi consiste votre travail au CTEQ ?

Je suis au CTEQ pour développer et accompagner le secteur agricole en Estrie, notamment mais aussi venir en renfort auprès des conseillers d’autres régions comme la Montérégie ou le Centre du Québec, toujours dans le secteur agricole.

 Qu’aimez-vous le plus dans votre métier ?

Le contact avec les gens, dans toute sa dimension. Du tout premier contact à la signature de la transaction. Je me sens parfois privilégiée de faire partie d’un tel projet. Le transfert d’une entreprise, l’intégration d’une relève, le démarrage d’un projet entrepreneurial est un processus long et complexe. J’aime accompagner les entrepreneurs dans le développement d’une mission et de valeurs communes. J’aime travailler dans une atmosphère parfois houleuse et désorganisée, j’aime réfléchir ensemble, rebâtir la   confiance entre les deux parties, les voir grandir et réaliser leur projet commun. Et même si le transfert ne s’avère pas concluant, ils en sortent plus grands et en un sens c’est une mission accomplie.

 Quel est l’aspect le plus important dans un transfert d’entreprise ? et dans une reprise d’entreprise ?

Autant dans un transfert que dans une reprise d’entreprise, la COMMUNICATION est la clé. Il faut communiquer ses intentions et ses objectifs. Parlez-vous ! Le respect, la patience et la confiance sont également 3 fondements nécessaires pour la réussite de la transaction. Il n’y a aucune chance de succès sans ces notions.

Quels conseils donneriez-vous à un cédant qui souhaite transmettre son entreprise ?

Vous devriez débuter une réflexion dès l’âge de 45 ans. Cela peut paraitre risible, mais il faut très tôt se poser les bonnes questions : Quel est l’état de santé de mon entreprise ? Est-ce que mon entreprise est viable et transférable ? Qui est la meilleure personne pour reprendre mon entreprise? Ma fille? mon fils? mon frère? Mes neveux? Mes nièces ? Le « qui » est important, tout comme le « quand ». Il est nécessaire pour le cédant de planifier sa sortie et de se demander à quelle date veut-il quitter l’entreprise? Quels sont ses besoins financiers à al retraite ? Quels sont ses projets pour la suite ?

Et à un repreneur qui souhaite acheter une entreprise ?

Savoir si vous avez l’envie de reprendre l’entreprise familiale vous intéresse. Quel rôle désirez-vous occuper dans l’entreprise ? Quels sont vos objectifs ? COMMUNIQUER et CLARIFIER VOS INTENTIONS. Soyez patient, respectueux, reconnaissant et confiant : le transfert d’une entreprise est un processus de longue haleine.

Votre plus beau témoignage en tant que conseillère senior au CTEQ

« Sans l’accompagnement d’une conseillère en transfert d’entreprise, nos réunions n’auraient jamais eu de conclusions. Yolande s’est dépassée pour trouver des solutions, elle a su être à l’écoute des limites et des émotions de chacun et travailler à notre rythme en évoluant avec le processus.  Elle sait nous faire garder le cap. C’est toujours un beau rendez-vous avec Yolande. » m’a dit un producteur laitier qui est actuellement en processus de transfert de son entreprise.